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Rakuten AI 3.0 fait face à une levée de boucliers dans la communauté open source suite au retrait de la licence DeepSeek

Le modèle Rakuten AI 3.0, récemment dévoilé par le groupe japonais Rakuten, a suscité un vif débat public. Dès sa sortie, le modèle a été accusé d'enfreindre sa licence open source d'origine, s'attirant ainsi de vives critiques de la part de la communauté open source.
Le groupe Rakuten a présenté ce lancement comme celui du « plus grand » modèle d'IA du Japon. Cependant, les passionnés de technologie ont rapidement découvert que le modèle avait en réalité été entraîné en utilisant DeepSeek-V3 de DeepSeek comme base. Bien que l'ajustement des modèles open source soit une pratique courante dans le secteur, la gestion de la situation par Rakuten a donné lieu à plusieurs controverses :
Problèmes de conformité: la version initiale supprimait le fichier de licence open source MIT (LICENSE) d'origine. Selon les termes de la licence, toute œuvre dérivée doit conserver la mention de copyright et la déclaration de licence d'origine.
Opinion publique: les internautes japonais ont fait remarquer que Rakuten avait utilisé d’importantes ressources informatiques financées par des fonds publics sans pour autant proposer un modèle totalement indépendant. Cela a été perçu comme une déception pour les communautés locales qui s’attendaient à une innovation développée au niveau national.
À la suite de la médiatisation en ligne et d'un large débat, Rakuten a agi rapidement pour remédier à ces problèmes :
Déclaration mise à jour: Rakuten a ajouté un fichier nommé NOTICE au référentiel open source, qui comprenait la déclaration d'attribution originale complète pour DeepSeek-V3.
Conformité actuelle: la licence MIT n'imposant pas strictement un nom de fichier spécifique pour la déclaration, la mesure corrective prise par Rakuten a rétabli la conformité juridique. Néanmoins, la communauté continue de critiquer l'approche initiale, la qualifiant de « manquant de transparence ».
Bien que les règles techniques sous-jacentes de la compétition n'interdisaient pas le réglage fin des modèles open source, la communauté a jugé que le fait pour Rakuten de « cacher » le code source était « hypocrite ». Cet incident a relancé un débat plus approfondi sur la manière dont les entreprises, en particulier celles bénéficiant de subventions publiques, devraient trouver un équilibre entre la recherche indépendante et l'utilisation éthique des réalisations open source.
À ce jour, le groupe Rakuten n'a pas fourni d'explications supplémentaires concernant la décision initiale de supprimer le fichier de licence.
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