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Altara rassemble 7 millions de dollars pour accélérer la recherche dans les sciences physiques grâce à des solutions basées sur les données.

Les entreprises qui développent des batteries, des semi-conducteurs et des dispositifs médicaux génèrent d’énormes quantités de données. Trop souvent, ces informations se dispersent dans des feuilles de calcul et des systèmes obsolètes, rendant difficile leur utilisation pour l’amélioration des produits ou l’analyse des échecs.
La start-up basée à San Francisco, Altara, qui a récemment obtenu 7 millions de dollars en financement initial, a développé une technologie d’intelligence artificielle conçue pour combler ces silos de données. Elle rassemble les informations techniques dispersées sur une seule plateforme. Ce tour de financement a été mené par Greylock, avec la participation de Neo, BoxGroup, Liquid 2 Ventures et Jeff Dean.
Altara a été fondée en 2025 par Eva Tuecke (à droite sur l’image), ancienne chercheuse en physique des particules au Fermilab et ingénieure chez SpaceX, et Catherine Yeo (à gauche sur l’image), ancienne ingénieure en intelligence artificielle chez Warp. Les deux fondatrices se sont rencontrées alors qu’elles étudiaient l’informatique à l’université Harvard.
“Prenons l’exemple d’une entreprise qui développe des batteries de nouvelle génération. Si une cellule de batterie échoue lors des tests de recherche et développement“, explique Yeo, “une équipe d’ingénieurs doit passer en revue manuellement de nombreuses sources de données – depuis les journaux des capteurs jusqu’aux mesures de température et d’humidité – et faire des recoupements avec les rapports historiques d’échecs.”
Elle souligne que les scientifiques et ingénieurs passent souvent des semaines, voire des mois, à cette “chasse au trésor” à travers plusieurs systèmes de données simplement pour diagnostiquer et résoudre ces problèmes.
Altara affirme que sa technologie d’intelligence artificielle réduit considérablement ce temps, compressant des semaines de travail manuel en quelques minutes seulement.
Corinne Riley, partenaire chez Greylock, établit un parallèle entre le rôle d’Altara dans les sciences physiques et celui des ingénieurs en fiabilité des systèmes (SRE) dans le domaine du logiciel. Lorsqu’un système logiciel échoue, “un SRE examine l’ensemble des outils d’observation de l’entreprise“, explique Riley. “Ils identifient alors quelle modification de code a provoqué l’incident.”
Par exemple, Resolve, soutenu par Greylock et valorisé à 1,5 milliard de dollars, utilise l’intelligence artificielle pour diagnostiquer les échecs logiciels. Altara vise à jouer le même rôle dans le domaine du matériel, en déterminant avec précision la cause des problèmes survenant chez les batteries ou les wafers de semi-conducteurs.
Altara n’est pas la seule entreprise à utiliser l’intelligence artificielle pour accélérer les progrès dans les sciences physiques. D’autres start-ups, comme Periodic Labs et Radical AI, s’attaquent également aux défis de la recherche scientifique de manière innovante.
Cependant, Altara adopte une approche différente, moins capital-intensive. Au lieu de tenter de remplacer les entreprises de recherche et de fabrication établies, elle propose une couche d’intelligence qui s’intègre à leur infrastructure de données existante.
En fait, Riley, de Greylock, considère l’intelligence artificielle dans les sciences physiques comme “la prochaine grande frontière” et prévoit une vague d’innovation et de développement dans ce secteur.
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